Accueil du site > We love it

Vacances, j’oublie tout.

Ou presque. Ou sinon je fais semblant.

mardi 16 août 2011, par JB

Laisser passer le temps et l’heure. Consciencieusement. Un chouilla trop, assez pour ne plus avoir d’autre choix. Se l’avouer officiellement avant de l’annoncer fièrement. 

J’ai décidé de louper mon avion. 

Se gargariser de cette brillante idée. Un sentiment empreint d’une délicieuse culpabilité, braver l’interdit. Je ne fais pas comme j’avais prévu, et tout bien planifié. 

Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ? 

Se réveiller le matin du grand départ. En se disant que vraiment, on n’a aucune - mais alors strictement aucune - envie de partir, de rentrer, de retrouver la vie, sa vie. Ses habitudes, ses contrariétés, ses prises de tête. Tout ce qu’on a mis plusieurs jours à balayer, à oublier, à nier. Une semaine entière à faire l’autruche, une occupation à plein temps. Si vous tenez à appeler cela vacances...

Donner le change en permanence, fuir dans le sommeil, les nuits, les siestes, les bouquins, les magazines, les visites, les paysages, les grandes tablées et les fous rire. Déconnecter, c’est tendance, et tellement tentant. Se leurrer jusqu’à plus soif, jusqu’au moment où victoire, on se prend à son propre jeu. 

Tiens, et si je ne rentrais pas ?

Pas tout de suite, pas maintenant, et peut-être pas du tout... 

Changer ses plans, à la dernière minute, et se sentir vivant. 

Ça faisait longtemps. 



PS : Bon d’accord, en vrai, ce maudit avion, je l’ai loupé. Et non, à la réflexion, même pas j’ai honte.


Vos commentaires

  • Le 20 août 2011 à 16:57, par Gayo

    Bon, et à part changer de signature, tu en as profité pour jouer les aventurières ? Je veux la suite, parce que là, je suis dans un aéroport bourré de ricains, et mon avion s’annonce avec 2h de retard...

    Il ne devrait jamais y avoir de retour !

Répondre à cet article