Accueil du site > We love it > Lire > Polars

Arnaldur Indridason, La femme en vert

mercredi 25 mars 2009, par GB

Arnaldur Indridason, comme presque tous les Islandais, n’est désigné que par son prénom, Arnaldur. Etonnant, non ? Bon ceci dit, il écrit des romans policiers, et c’est plus le sujet que celui des particularités du nom patronymique en Islande.

En appliquant les coutumes de son pays, l’auteur aurait pu se contenter d’appeler son "héros" Erlendur. Mais pour faire des présentations complètes, il s’agit du commissaire Erlendur Sveinsson, un flic un peu fatigué, divorcé, qui essaye de recoller les morceaux de sa vie tout en menant ses enquêtes.

Le monde dans lequel il évolue, les réactions de ses collègues, rappellent un autre univers nordique, celui du romancier suédois Henning Mankell. Dans ces mondes scandinaves, le sang froid semble être un caractère régional. Et pourtant, des accès de violence, des explosions de rage traversent ces sociétés qui pourraient nous sembler placides, calmes ou trop tranquilles pour nos caractères latins.

La chasse au criminels est dans ces conditions, une traque ou l’attention, la patience priment sur toute autre qualité. Dans "la femme en vert", qui met en scène une enquête sur un cadavre vieux de plus de cinquante ans retrouvé sur un chantier, cette exigence de patience apparaît comme une évidence.

Retrouver des témoins, des contemporains des faits... Vous imaginez l’enthousiasme qui inonde le commissariat chargé de l’enquête. Et pourtant l’histoire devient prenante, stressante aussi, et là, c’est parti.

Du fait de cette enquête minutieuse, le roman est aussi une plongée dans la psychologie des acteurs, flics, familles, victimes, criminels. Ce qui fait toute la richesse du récit. On ne raconte pas un polar. Même psychologique, donc direction la collection Policier de chez Points, pour une somme d’à peine plus d’un paquet de cigarettes, à vous l’Islande...


Répondre à cet article