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mercredi 23 septembre 2009, par
Connaissez beaucoup d’auteurs américains de polars, fans de pop française des années soixante ? Oui… Non… Plutôt non, c’est aussi ce qui me semblait. Olen Steinhauer a pourtant cette remarquable capacité de pouvoir parler des choses qui se passent en Europe et dans ce roman, en France sans nous infliger un catalogue de lieux communs éculés, voire tout simplement faux.
Oui, voilà lâchons nous les américains ont souvent le niveau en Amérique, c’est sur mais en Europe pour causer de nous z‘autres… Moins bien… En termes de polar, enfin dans ce genre particulier il est un auteur, Fred Vargas, dont les personnages masculins me surprennent parfois.

Il s’agit en l’occurrence d’hommes vus par les yeux d’une romancière. Ils ne sont pas complètement faux, mais ils ne sont jamais vraiment justes. Et fin de cette digression dont je ne promets que du bien en commentaires (Olé), ce roman « le Touriste » se place pour une bonne partie de son action et de son récit en Europe, une Europe parcourue, quadrillée d’agents très spéciaux, très secrets, très dangereux. Une Europe qui se ressemble, l’auteur y vivant depuis un joli petit paquet d’années.
Menée sur un rythme nerveux, l’intrigue du roman est soignée, c’est de la belle ouvrage, construite, orchestrée, millimétrée, choisissez vous-même. De fait il s’agit d’un de ces romans dont on n’attend plus qu’une chose, qu’il soit adapté au cinéma. Ce ne serait que justice, il y a une solide histoire, un parfum de complot, de l’action et des personnages justes à souhait.
En conclusion, bon polar. Pas le polar de l’année, mais il devrait vous permettre de faire un bon trajet ou deux en TGV, métro, RER ou toute autre sorte de moyen de locomotion dont vous ne seriez pas le conducteur. Faut-il courir chez votre libraire pour vous le procurer ? Je n’irai pas jusque là, mais pour peu qu’en cherchant un bouquin à lire vous tombiez sur celui-là, n’hésitez pas, le fond de l’histoire est assez piquant et les personnages sérieusement bien campés.