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lundi 8 décembre 2008, par
Dimanche après-midi, pas grand chose à faire.... ;Drucker continue de recevoir les people, mon linge est prêt à être repassé mais il attendra que Bob Sinclar sauve le monde libre.
C’est avec une joie egoïste et sans aucune culpabilité que je repousse l’heure du repassage et que je revois Le magnifique.
Bebel y incarne un auteur timide et perdu dans son quotidien. Par ses romans, il se transporte dans un univers picaresque et exotique sous les traits de Bob Sinclar. Bob est ridiculement époustouflant. Il grimpe dans les voitures, véritables pelles à tartes, en sautant par la portière. Sais-tu Bob que tu ne pourrais plus faire ça aujourd’hui dans les Smart et autres Classes A taillées pour y caser un demi-Michel Petrucciani ? Son manteau de fourrure cintré lui donne de faux airs de frelon, mais, lui, Bob, s’en fout, il sauve le monde en renvoyant les grenades avec sa raquette de tennis.
Surtout grâce à la puissance de son imagination, il peut enfin tenir dans ses bras sa ravissante voisine, qu’il nomme Tatiana en lui sortant tout de go "Je vais courir avec toi sur cette plage, entièrement nus, et lécher le sel de ta peau" c’est beau comme du Herbert Léonard.
Tatiana, c’est Jacqueline Bisset. Ah Jacqueline Bisset sous le soleil d’Acapulco !!! De quoi fondre comme du beurre au micro-ondes. Ses yeux ? Ciel livide où germent des ouragans. Que ne ferait-on pour un simple regard de la belle Jacqueline ? Bob, lui, y succombe et s’emploie à triompher du terrible Karpov, chef des services secrets albanais.
Mais les petits soucis quotidiens interviennent constamment et troublent le cours sinueux de ce roman oh ! combien palpitant. Bebel se venge de tous ceux qui le méprisent en les mêlant à son récit. Finalement, Bebel peut enfin embrasser la belle Jacqueline dans la vraie vie. Ouf, tout est bien qui finit bien, je peux sécher mes larmes. J’ai une âme de midinette.
Ce film joyeux et plein d’entrain m’aura bien fait voyager et l’air de mariachis a définitivement envahi mon cortex.
Le repassage est bien morne tout d’un coup sous le ciel nuageux de Paris et Tatiana est bien loin quand la concierge serbe de mon immeuble me rappelle les consignes des poubelles.
Reviens, Bob !!!