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Les cinq westerns du siècle

Victoire de John Wayne par KO face à Clint Eastwood !

samedi 1er novembre 2008, par Fouqs

Trop facile de se gargariser de spaghettis avec son western ! Moi ce que j’aime, c’est du vrai, du classique, du bien contre du mal, des films qui donnent envie d’être bon, courageux, de droite...

Dans ce beau et inutile journal, il y a quelques temps, un jeune gars, épilé, méché et gominé de frais faisait son malin avec les westerns : et qu’on sentait la sueur de sous les bras… et qu’on n’avait pas le droit de manger des pâtes en regardant John Wayne… et que ma fille s’appelle Clint et que Strasbourg en Ligue1…enfin bon, je m’égare !

Sentant l’appel du pied, ni une ni deux, pour faire taire le mécréant, je me mets en tête de faire mon top five de « mes westerns à moi que je préfère parmi tous ceux de la terre ». Ah qu’il est sympa cet exercice de style sans fin, fleurant bon la soirée sans but et néanmoins alcoolisée, où on refait sans suite et sans logique le match de nos souvenirs et de nos amours !

Donc voici, je me livre aux sarcasmes et autres railleries, j’expose mes oublis impardonnables et mes impasses assumées. En un mot comme en cent : Tatatata voici mon top five des westerns :

1. Le dernier des Mohicans : Oui c’est étonnant et alors ? Enfin un film plus grand, plus fort, plus échevelé que le livre dont il est tiré (et pourtant j’aime déjà beaucoup le bouquin de Cooper). Daniel Day-Lewis, incroyable, Madeleine Stowe, encore sublime, Wes Studi, méchant parmi les méchants, Michael Mann, réalisateur touche-à-tout génial qui de Révélations à Heat en passant par Ali et Collatéral ne fait que du lourd, ma bonne dame ! Et la musique, la musique ! Ma chérie ne me croit pas quand je lui dis que c’est une histoire d’amour avant d’être un western. En fait, c’est peut-être ça le secret !

2. Le massacre de Fort Apache Le western classique ultime : des indiens, un fort au milieu de nulle part, un subordonné expérimenté, un supérieur borné, sa fille amoureuse du jeune lieutenant, des vieux sous-off grandes gueules mais attachants, des morts héroïques, John Wayne, Victor Mac Laglen, Shirley Temple. Premier film de la trilogie de Ford sur la cavalerie, Le Massacre… est moins premier degré qu’il y paraît : les indiens y sont dignes et fins stratèges, la vie de cantonnement de la cavalerie y est montrée avec une nonchalance attendrie et complice, les valeurs y sont décrites sans à priori ni parti pris. Le Massacre de Fort Apache, c’est beau, c’est grand, c’est LE western.

3. Il était une fois la révolution La fin d’une époque version Leone : après « …la Révolution », Leone ne fera plus de western, Sean Mallory, dynamiteur de l’IRA, aura perdu un peu plus que ses illusions révolutionnaires, Juan Miranda, bandit de grand chemin, aura perdu un peu plus que sa famille et les westerns ne seront plus comme avant. Steiger, Coburn, le soleil au zénith, la musique entêtante et nostalgique, la révolution par le grand bout de lorgnette, tout pour faire un film qui n’a pas la mèche courte.

4. Rio Bravo Rio Bravo ou comment forger des mythes : le représentant de l’ordre solitaire, la femme forte, le jeune brillant, le vieil adjoint un peu éclopé, le copain de toujours un peu dans la dèche… C’est simple, c’est classique, c’est de l’amitié virile. L’histoire tient en une ligne et alors ?

5. Les sept mercenaires Oui c’est vrai, c’est un remake, c’est vrai, Sturgess, c’est pas… mais bon, je ne peux pas résister à ces films où une équipe se cherche, se forme, lutte et meurt. Des 12 salopards à Océan’s eleven, je craque à coup sûr ! Et puis Mac Queen, Coburn, Bronson, Wallach en méchant, c’est la classe intégrale, non ?


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