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jeudi 20 novembre 2008, par
Mettre plein de jolis nom en tête d’affiche ne suffit pas toujours à assurer le succès ou la qualité d’un film (voir certaines critiques ci-dessus ou dessous). Encore faut-il que toutes ces belles personnes fassent preuve de leur talent… C’est ici le cas avec ces Frères Grimm, menés avec humour, fantaisie et rythme par un Terry Gilliam au mieux de sa forme.
Nos deux frangins sont escrocs à la petite semaine, Ghostbusters de pacotille sillonnant l’Allemagne à l’aube du XIXe siècle, à la recherche de sorcières, fantômes et autres diables à éradiquer contre monnaie sonnante et trébuchante.
Monnaie qu’ils partagent ensuite avec leurs comparses, acteurs dans les rôles de vilaines fées ou autres gobelins. Will Grimm (Matt Damon, excellent) en profite pour trousser tout ce qui porte jupon tandis que son frère Jacob (Heath Ledger, convaincant) consigne toutes les légendes qu’il apprend au passage. La combine fonctionne bien jusqu’à ce qu’un général français (Jonathan Pryce, très bon dans un rôle aussi outrancier que toute la vision des français dans ce film) les envoie dans un village dont les fillettes disparaissent mystérieusement.
Mais là, ce n’est pas à un escroc concurrent qu’ils ont affaire mais à une vraie sorcière, dont ils viendront à bout après moult péripéties mêlant fantastique, cocasse, romantisme… car évidemment, il y a une femme entre les deux frères, la très charmante et pêchue Angelika (Lena Headey). Quant à la pulpeuse Monica Bellucci, on sent qu’elle n’a pas eu trop à jouer pour interpréter la Reine du miroir… « dis-moi que je suis la plus belle », n’est-ce pas ce qu’elle répète à longueur d’interview ? (mais oui, Monica, t’es bonne).
Cette quête de vérité puis ce combat contre la méchante sorcière donnent à Terry Gilliam l’occasion de revisiter le répertoire des contes de Grimm à sa façon…
Tous y sont, le Petit Chaperon Rouge, la Belle au Bois Dormant, le Grand Méchant Loup, le Petit Poucet, Rapunzel. Le tout est sombre, jubilatoire, baroque et drôle, visuellement impeccable et un peu foutraque, comme d’hab avec Terry Gilliam.
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