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Bite chatte couille

Je sais, pas de rapport.

jeudi 23 décembre 2010, par JB

A force de se repaître des blogs d’autres plumes très en verve, d’abord j’ai mal à la tête (rattraper l’intégralité des posts publiés depuis l’ouverture dudit blog ça crève), et surtout je me dis qu’au lieu de perdre mon temps à assouvir une curiosité pathologiquement malsaine, je ferais mieux de tenir compagnie à l’actuelle tenancière du Journal inutile qui va bientôt nous faire une dépression à force qu’elle en a marre d’être la seule à nourrir la bête (à publier quoi). Donc gloubi-boulga de quoi qu’il y a, façon bullet points à peine déguisés, parce que c’est pas aujourd’hui que je vais commencer à gribouiller mes papiers en deux parties deux sous-parties.

Je vous parle pas de Noël, d’abord je l’ai déjà fait, et puis surtout dans la foulée je me suis fait tacler. Et en beauté. Je l’avais pas volé, soit.

Je vous parle pas de la météo, de la neige, des avions et des trains retardés. Parce que je m’en contrefous. Et vous aussi. En vrai.

Je vous parlerais bien ciné un peu, parce que ça fait longtemps, et rapport aux vacances et au temps capricieux, ça pourrait éventuellement être un peu moins inutile que ce que j’écris d’habitude. Je suis dans ma période « le cinéma français se porte bien merci ». Je me garde égoïstement le Balcon sur la mer pour la semaine prochaine, et j’en attends beaucoup. Mais en vrac, et pas par ordre de préférence, récemment j’ai vu…

A bout portant, le policier-thriller français du moment avec notamment Gilles Lellouche. Bon. Je l’ai vu quoi. On va pas en faire un drame mais une fois, c’est assez. C’était ça ou un bon gros navet ricain, Bébé mode d’emploi. Degré d’énergie neuronale à dépenser en deux heures ? A vue de nez, nul voire négatif. Unique pièce à conviction l’affiche.

Même pas peur. Aller se pâmer devant Josh Duhamel, vous ne le connaissez pas, moi non plus, on s’en moque, l’important c’est sa trogne, physiquement surdouée, c’était une bonne idée, j’aurais pas dû hésiter. Mais trop tard, me voilà embarquée dans l’histoire pas trépidante de Gilles Lellouche, aide-soignant qu’a rien demandé à personne, dont la femme enceinte se fait kidnapper parce que son crétin de mari a sauvé la vie d’un bandit de grand chemin (comprendre un caïd des banlieues), Roschdy Zem. On ajoute Gérard Lanvin, beau comme un Dieu et ripou comme le flic qu’il est. Et malgré ce trio de choc, on s’enquiquine un brin, ça n’en finit pas de ne pas finir. Ah si ça y est, les gentils ont gagné, et les méchants sont bien morts. C’est bon, on se casse.

Le Nom des gens, un petit film bien-pensant, avec Jacques Gamblin et Sara Forestier. Le concept novateur c’est que Sara la sexo-ultra décomplexée séduit Jacques le quadra coinc’duc’ qui voue un culte sans réserve au principe de précaution et nécropsie les oiseaux, histoire de prévenir toute pandémie de grippe aviaire. Sara, elle couche avec les mecs estampillés de droite (de Bayrou à Le Pen, même combat) pour les convertir au socialisme, à l’inénarrable esprit de la gauche, son ouverture d’esprit et le reste. Sauf que Jacques, malgré les apparences, est déjà de gauche, très mollement mais quand même, un fan de Jospin ça ne s’invente pas. Donc ça c’est la fausse caution cul/transgression du film, en vrai ça parle des origines de chacun, des immigrés, de la Shoah, des Juifs et des Musulmans, de ta tête qui va pas avec ton nom ni avec ta religion, ou l’inverse. Et qu’en fait, les apparences c’est moche parce qu’à la fin c’est l’amour qui triomphe. Si on n’est pas réfractaire aux bons sentiments, à la bonne morale charitable et à quelques savoureuses répliques pas piquées des vers, on y va.

My very best ne doit plus passer nulle part, dommage. Pour vous. Pieds nus sur les limaces. Miam miam le titre. Ludivine Sagnier (t’as vu comme elle a grossi ? c’est dingue) et Diane Kruger (en vrai elle est pas top gaulée, on peut le dire, non ?) sont sœurs. Forcément tout les oppose, sinon y a pas de film. Diane est rationnelle, vie bien rangée, tendance frigide, et Ludivine est sacrément secouée du bocal, mygale au plafond et pas toute seule toute seule dans sa tête. C’est beau, c’est sensible, c’est poétique, c’est que des lumières naturelles, quasi no make-up, parfois ça part légèrement en vrille, mais on s’en fout. C’est drôle, et touchant. Les sisters nous émeuvent délicatement, discrètement, chacune leur tour, c’est comme à confesse, et puis l’instant d’après nous horripilent. Et on fait quoi des gens pas tout à fait comme nous, je veux dire à part les juger et les ostraciser bien comme il faut ? Comment on vit avec eux et pas à côté d’eux ? Et puis pourquoi on ne laisserait pas toute la place à notre grain de folie, le nôtre qu’on a bien enfoui sous des principes, des a priori et une pseudo-bonne éducation ?

Non c’est mort, jamais de la vie je réponds à ce genre de questions. Je fais déjà un effort surhumain pour (me) les poser. Le reste, on brainstorm, si on veut, peut-être, plus tard. Quand on n’a pas d’autre choix.


Vos commentaires

  • Le 24 décembre 2010 à 12:07, par Anne-So

    Thanks !
    Ciné : j’avais tilté sur le titre ’Pieds nus sur les limaces’ + les actrices, Diane Kruger, et pour alimenter mon grain de folie, je vais y aller !!

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