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Mourir saoûl, c’est mourir debout !!!
lundi 17 novembre 2008, par
J’ai récemment lu sur cette page un article sur Leaving Las Vegas. Il y est question de cuites et de putes. Le pied, quoi !! Georges Best, footballeur mythique des 70’s disait "je compte dépenser mon argent en alcool et en femmes, le reste je le gaspillerai". Quel beau programme, non ? J’adhère totalement.
Il y a 50 ans, un petit morceau de poésie d’Antoine Blondin rassemblait déjà ce triptyque fameux, alcool, femmes, rêverie. Dans Un Singe en hiver, Belmondo (éclatant de jeunesse) campe le rôle d’un père détruit par un amour malheureux qui vient chercher sa fille en Normandie. Il séjourne dans la pension de Gabin, ex-fusilier marin du corps expéditionnaire d’Extrême Orient. Son séjour l’a jauni, comme tant d’autres. Suite à un bombardement, il a rompu avec son péché mignon, la dive bouteille.

Il prête serment de rester sobre deux minutes après avoir sorti "mourir saoûl, c’est mourir debout". La venue inopinée de Bebel, en qui il se reconnaît, le replonge dans ses vieux démons, au grand dam de Suzanne Flon, sa femme. S’en suit une parenthèse enchantée : rodéo de voitures, feux d’artifices avec le truculent Noël Rocquevert, ivresse joyeuse et haute en couleurs dans un bordel aux accents de Chine. Il finiront par se calmer tous les deux, rentrer dans le rang, quoi. Bebel récupère sa fille, et Suzanne Flon récupère son homme. Bref, tout est bien qui finit bien.

Cette maison close, on rêve tous d’y aller. Comme tous les Grands, les deux garnements y vont pour consommer ce qui se fait de mieux : l’alcool. Pas de main au cul, on cause à la taulière comme si c’était une duchesse sortie d’un roman de Proust. Ici, "on tutoie les anges". Si vous êtes normand, le film ne va pas vous plaire car les rombiers du coin en prennent plein la terrine. Sinon, achetez tout de suite le DVD.